Plus de 3 millions de françaises et français vivent avec le cancer ou en ont été guéris. Les progrès importants effectués ces dernières années en termes de guérison du cancer soulèvent de nouvelles problématiques. Les anciens malades du cancer rencontrent parfois des difficultés liées par exemple à la scolarité, à l’emploi ou encore à l’emprunt, objet de cette étude. L’étude Elocan vise à améliorer la compréhension des difficultés auxquelles font face les anciens malades du cancer vis-à-vis des projets d’emprunt immobiliers ou professionnels.

En France, depuis 2016, le « droit à l’oubli » permet aux personnes guéries d’un cancer de ne plus mentionner leur maladie lors d’une demande de crédit et d’assurance emprunteur. Cette loi, pionnière en Europe, visait à lutter contre une discrimination financière invisible mais tenace : les obstacles à l’accès au crédit pour cause d’antécédent de cancer. Une étude inédite vient d’en évaluer les effets (étude ELOCAN). Les résultats montrent que si le taux de difficultés a significativement baissé, notamment chez les anciens malades du cancer de l’enfant, il reste des freins pour les personnes traitées pour un cancer du sein. La promesse d’effacer le passé médical se heurte parfois à la complexité des situations individuelles et au temps nécessaire pour pouvoir bénéficier du « droit à l’oubli ».

Qui était impliqué dans l’étude et par qui était-elle financée ?

L’étude Elocan a impliqué directement 17 chercheuses, chercheurs et partenaires associatifs d’horizons divers. 5 chercheuses et chercheurs se sont particulièrement chargé de la conduire. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page L’équipe.

Le financement de l’étude a été assuré en premier lieu par l’Institut National du Cancer (Inca), organisme à but non lucratif et d’intérêt général chargé de financer la recherche sur le cancer au niveau national. L’étude a également été financée par le Site de Recherche Integré sur le Cancer de Sorbonne Université (Siric Curamus), organisme de recherche dépendant de Sorbonne Université.

Elocan n’a reçu aucun financement de la part d’entreprises privées et ses chercheuses et chercheurs n’ont aucun lien d’intérêt avec le secteur de la banque ou de l’assurance.

Pourquoi cette étude se nomme-t-elle Elocan ?

L’étude tire son nom de son titre complet en anglais : Effects of the right to be forgotten in accessing LOan-related insurance after CANcer.